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Lexique

Ce lexique du bâtiment est extrait du DICOBAT, le dictionnaire général du bâtiment

Assainissement  n.m

Désigne l’ensemble des mesures, travaux et équipements de collecte, d’évacuation, d’épuration et de traitement des eaux usées et des eaux vannes. On distingue :

Assèchement : (des murs) n.m

Désigne toute technique destinée à éliminer l’eau présente dans les murs, et a empêcher le retour de l’humidité. Les principales techniques sont :

NB : en matière d’assèchement de murs, l’erreur consiste souvent à traiter l’extérieur des murs en appliquant divers produits étanche ou hydrofuges, avant que les murs ne soient secs ; dès lors l’eau enfermé, ne peut plus s’évacuer au travers des surfaces traitées : elle migre donc vers d’autres parties de la maçonnerie, engendrant de nouveaux désordres.

Balcon :n.m

Plate-forme à hauteur de plancher, formant saillie sue une façade, et fermée par une balustrade ou un garde-corps. Contrairement à une terrasse ou à un perron, un balcon n’est normalement accessible que par l’intérieur du bâtiment. C’est un balcon terrasse s’il sert de toiture à des locaux de l’étage inférieur.

NB-1 La construction des plates-formes de balcons en porte à faux doit pouvoir résister, avec une forte marge de sécurité, aux risques d ‘effondrement sous une charge importante de personne (V.ill). Leur saillie sur le nu de la façade est souvent limité à 0,80m ; la construction de leur plate-forme en surplomb du domaine public est rarement autorisée à moins de 4,50m du sol. Pour la construction des balcons, et leur ferraillage, consulter le DTU 20.1, et les normes NF P 06-001 et NF P 06-004 (charges permanentes et charge d’exploitation dues aux forces de pesanteur).
Capillarité: n.f

Résultat des effets de la tension superficielle des liquides, phénomène physique lié au caractère élastique de la surface de tout liquide, et au fait de sa propagation est facilitée par le rapprochement des parois qui l’entourent : si on plonge dans un liquide un tube de verre très fin, l’eau monte dans le tube nettement plus haut que le niveau du liquide extérieur au tube.

Clapet de non-retour:n.m

Dispositif mobile d’obturation automatique formant soupape, et interdisant le retour ou le refoulement des fluides liquides ou gazeux. On installe des clapets dans les canalisations et équipement dans lesquels la circulation des fluides doit impérativement de faire à sens unique (pompes, accélérateurs, évacuations diverses…). On installe aussi des clapets dans les gaines de ventilation, de conditionnement d’air ou d’évacuation des fumées ; les clapets peuvent être coupe-feu : en position fermée, ils présentent des caractères coupe-feu analogues à ceux de la paroi dans laquelle ou au droit de laquelle ils sont installés. Les clapets peuvent être à bille, articulés sur charnière ou à valve guidée (V. Ill). Ils font l’objet de normes, dont NF P 43-007 (Robinetterie de bâtiment ; clapets de non-retour de classe B, non contrôlables).

Cloison:n.f
Maçonn-plâtre : désigne toute paroi verticale de distribution, des locaux et de séparation verticale entre les volumes intérieurs d’un bâtiment, à l’exception des murs de refend : la distinction essentielle entre murs et cloisons est le fait que les murs sont porteurs (soutiennent les structures supérieures), alors que les cloisons ne sont pas porteuses.

La cloison séparative désigne celle qui sépare deux logements contigus ou un logement et une circulation commune (corridor, cage d’escalier ou d’ascenseur) ; sa conception doit satisfaire à des exigences particulières d’épaisseur et d’isolation acoustique.

On distingue trois grandes catégories de cloisons :

Comble: n.m

Superstructure d’un bâtiment, qui comprend sa charpente et sa couverture. Par extension , volume compris entre la plancher haut et la toiture d’un bâtiment ; étage supérieur d’un bâtiment, correspondant à ce volume.

Un comble peut être à un versant (comble à un pan) ; à double versant (comble à deux pans ou en bâtière ) ; à trois versants dont deux croupes (comble dit en pavillon).

Dans le comble mansardé ou à la Mansart chacun des versants a deux pans de pentes très différentes, dont l’un le brisis, est proche de la verticale, et le pan supérieur, à faible pente, est un terrasson.

Le comble entrappeler est un comble à deux versants dont le faîte est remplacé par un pan horizontal ou un chemin de service.

Le comble à l’impériale a des pans dont le profil dessine une courbe et une contre courbe.

Le comble en shed est composé d’un enchaînement de pans parallèles deux à deux ; il concerne surtout les bâtiments industriels


Colonne technique : n.f.

Canalisation d’alimentation en gaz ou en eau qui, dans un immeuble, dessert plusieurs étages (eau de chauffage central, eaux sanitaires froide et eau chaude)

Condensation :n.f

Retour de la vapeur d’eau à l’état liquide, chaque fois que le taux d’humidité de l’air atteint une valeur qui est fonction de la température (c’est la masse de vapeur saturante : aussi point de rosée). Plus l’air est chaud, plus il peut contenir de vapeur d’eau  et inversement ; lorsque la température baisse, par exemple au contact d’une paroi froide, la vapeur qui se trouve soudain en excès dans l’air se condense en eau. Cette condensation est particulièrement visible quand elle se forme sous les parois froides de pièces humides et chaudes (vitres et murs de salles d’eau, buanderies, cuisines) ; mais elle peut aussi se former dans l’épaisseur des parois, par cheminement de la vapeur vers des zones froides causant désordres et dégradations si les parois sont mal ventilées ou mal isolées.

Culotte :n.f

Élément de réunion ou piquage, de plusieurs tuyaux en une seule conduite de même section (si les sections sont différentes, c’est un embranchement). La culotte est simple ou double (V.ill). La culotte à regard est une culotte simple dont la branche oblique obturable sert d’accès pour les curages et dégorgements.

Dauphin : n.m

Elément tubulaire, généralement en fonte, constituant la partie inférieure d’une descente d’eaux pluviales. Sa base, recourbée, est souvent ornée d’une figure représentant une tête de dauphin, d’où son nom.

 

Dormant: n.m et adj

1/ Menuis : châssis fixe, scellé à la maçonnerie, d’une porte, d’une croisée, d’une fenêtre d’un toit ou d’une trappe ; sur le dormant s’articulent un ou plusieurs vantaux ou ouvrants. Syn :bâti dormant.

2/ Serrur :un pêne dormant et un pêne de serrure non biseauté, qui n’est pas repoussé par un ressort : il ne peut être actionné que par une clef.

3/ Jurid : un verre dormant, un jour dormant, désignent une baie d’éclairage de locaux qui peut être percée dans un mur mitoyen, sous certaines conditions et avec l’accord écrit du propriétaire du fonds voisin : V.Servittudes de vue.

Drainage:n.m

Action de drainer. Dispositif de collecte et d’évacuations des eaux d’infiltration.
Drainage des sols : il est indispensable en particulier en amont des constructions érigées sur les terrains en pente, pour évacuer les eaux de ruissellement, et à la périphérie de construction sur terrain humide, pour l’assainissement des caves et sous sols. Pour tout détails, on se reportera aux indications du D.T.U. de maçonnerie N° 20.1

Échelage ou tour d'échelle:n.m
  1. Jurid : droit accordé à tout propriétaire de placer une échelle ou un échafaudage sur le fonds de son voisin, et d’y accéder autant que nécessaire pendant la durée des travaux de construction ou de réparation de ses murs ou de ses toitures ; ce droit est assorti du devoir de remise en état des lieux après travaux. syn. : tour d’échelle.
  2. Désigne aussi parfois l’espace libre ménagé entre deux constructions pour accéder aux toitures ou recueillir les eaux d’écoulement directs des toits.
Eau courante (E.C.) :

En sous pression de distribué par un réseau public, ou depuis un réservoir, château d’eau, bâche, etc.

Eaux ménagères (E.M.) :

Eaux rejetées par les installations domestiques de salles d’eau, buanderies, cuisines et lavages divers ( à l’exclusion des eaux vannes)

Eaux pluviales  (E.P.) :

Eau des chutes atmosphériques de pluie ou de neige fondue ; ces eaux, tombant sur les toitures, terrasses, les cours ou la voirie, sont collectées et dirigées en général vers le milieu naturel.

Eau potable :

Eau dabs l’ensemble de caractéristiques physico-chimiques et bactériologiques satisfait aux conditions normalisées qui la rendent propre à la consommation humaine. En particulier :

Eaux usées(E.U) :

Ensemble des eaux domestiques résiduelles provenant des appareils sanitaires et des cuisines. Les rejets d’eaux usées industrielles (d’usines laboratoires…)font l’objet de mesures spéciales de décontammination, d’épuration ou de traitement dont la description sort du cadre de cet ouvrage.

Eaux vannes(E.V) :

Liquides chargés ou non de matière solides provenant des cuvettes des W.C. et des urinoires qui nécessitent un traitement d’épuration avant d’être rejetées dans le milieu naturel. Les réseaux d’égouts unitaires ou séparatifs adaptés peuvent accueillir les eaux vannes et les eaux usées non grasses.

Expert:n.m

Professionnel choisit pour sa compétence et son objectivité par les parties adverses d’un litige ou désigné par un tribunal pour analyser en toute impartialité les origines et aspect d’un désordre ou d’un sinistre, et fournir un éclairage sur les responsabilités et leur partage éventuel. Des listes d’experts sont disponibles auprès des tribunaux d’instance, et auprès des organisations professionnelles.

Faîtage: n.m

Ligne de jonction supérieure de deux pans de toiture inclinés suivant des pentes opposées : le faîtage constitue le partage des eaux pluviales.

  1. Charp : le faîtage est la pièce de bois horizontale, dite panne faîtière, qui relie les sommets des poinçons ou les angles supérieurs des fermes.
  2. Couvert : ouvrage de recouvrement étanche du faîte d’une toiture.
Fondations: n.f.pl.

Ensemble des ouvrages enterrés, qui composent le socle et l’assise stable d’une construction, et qui répartissent sa charge sur le sol naturel (ou reportent ces charges jusqu’au sol dur ). La conception des fondations doit leur permettre de porter la construction sans aucun risque de déplacement vertical ( enfoncement) ou latéral (pression des terres, glissement surpente). En simplifiant, les fondations doivent être telles que le quotient du poids de la construction (y compris surcharges éventuelles) par la surface d’appui sur le sol soit en toutes circonstances inférieur à la fore importante du sol (V.ce mot),exprimée en kg/cm2. On s’en assure par la meilleure connaissance possible des caractéristiques du sol (composition géologique, compacité, contraintes, admissibles, stabilité, pente, inondabilité, gélivité, etc.)

La reconnaissance des sols de fondations est faite :

On distingue :

Les délais de calculs concernant ce vaste sujet sortent du cadre de ce dictionnaire ; on consultera un ouvrage de maçonnerie, et les documents normatifs : DTU 11.1 : Sondage des sols de fondations. DTU 12 : Terrassement pour le bâtiment. DTU 13.11 : Fondations superficielles. DTU 13.12 : Règle pour le calcul des fondations superficielles. DTU 13.2 : Travaux de fondations profondes pour le bâtiment

Fouille: n.f

Excavation pratiquée dans le sol, généralement pour y établir les fondations d’une construction. Un chantier en fouilles est un chantier dont les travaux en sont au stade précédent les fondations.

Une fouille peut être un déblai ou en galerie, selon qu’elle est en ciel ouvert ou en galeries couvertes et étayées. On dira d’une fouille qu’elle est blindée (parois maintenues par blindage), franche ou en pleine masse (terres coupées verticalement ne nécessitant pas de blindage), talutée (bords de fouille en pente plus ou moins forte selon la cohésion du sol). Une fouille est dite en puits si sa profondeur est importante par rapport à son emprise au sol ; elle est en rigole, ou en fendue, si elle est faite de tranchées longues et étroites, pour en recevoir la semelle filante des murs . Enfin, une fouille est dite en tasseau lorsque, pour des travaux en sous-œuvre, elle est faite par tronçons successifs. Le fond de fouille désigne le niveau bas ou s’arrête l’excavation.

Huisserie: n.f

Bâti dormant d’une porte extérieur ou d’une porte de communication intérieure ; l’huisserie est composée de deux montants verticaux ou poteaux ou jambages, et d’une traverse horizontale ou linteau.

L’huisserie est solidarisée à la maçonnerie adjacente soit par des pattes de scellement noyées dans les cloisons, soit par un lardis de clous à bateau noyés ensuite dans le plâtre. Les huisseries sont réalisées soit en bois, soit en profilés métalliques (acier laqué, aluminium), soit en profilés plastiques.

Humidimètre, hygromètre:n.m

Appareil de mesure et de contrôle du taux d’humidité de l’air ou des matériaux (bétons, sables, bois, parois à peindre, etc.); il repose sur le principe de la mesure de résistance électrique entre deus pôles placés sur le matériau à une distance convenue, ou mieux fichés dans le matériau. (V. aussi Hydromètre)

Humidité:n.f

Eau ou vapeur d’eau contenue dans l’air ou dans les matériaux non liquides.

Joint de dilatation:n.m

Ou joint de rupture selon leur fonction (V.ill), doivent être judicieusement distribués, et concerner toute l’épaisseur de la maçonnerie (y compris chapes, enduits et revêtements extérieurs rapportés) sur environ 2cm de largeur ; ils ne peuvent être obturés qu’avec des matériaux ou profilés qui s’adaptent à des déformations importantes (V.ill).En pratique l’espacement maximal entre deux joints de structure consécutifs ne dépasse pas 20 à 25 mètres dans la moitié sud de la France et 30 à 35 m dans la moitié du Nord.

Maître d'œuvre:n.m

Celui qui est chargé de la conception et des études, puis du suivi des travaux et de la coordination des corps d’état, pour le compte de son client, le maître d’ouvrage : selon le type de travaux le maître d’œuvre peut être un architecte, un agréé en architecture, un ingénieur, etc. Dans certains cas (industries, grandes municipalités…) le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage ne font qu’un.

Maître d'ouvrage:n.m

C’est le « client », personne physique ou morale, pour le compte duquel des travaux sont exécutés ; il choisit le maître d’œuvre (parfois sur concours), s’étend avec lui sur un avant projet, puis sur un projet et sur les solutions techniques proposées, et confie au maître d’œuvre la coordination et le suivie de la réalisation des travaux, dont il assure le paiement sur situations et mémoires, ou suivant un échéancier convenu.

Mérule:n.m ou n.f

Champignon mou, parasite du bois. Il provoque, à terme, son pourrissement. Il se développe sur des bois exposés à l’humidité et à l’obscurité, sous formes de plaques blanches adhérentes cernées de matière ressemblant à de l’ouate. Traitement préventif : application d’anticryptogamiques à base d’huiles phénoliques. Traitement curatif : supprimer les causes d’humidité, et brûler les parties atteintes pour éviter la contamination.

Noue: n.f

Ligne d’angle rentrant (cueillie) formée par l’intersection inclinée de deux pans de toiture.

  1. La noue ou arêtier de noue, est la pièce d’angle rentrant commune à deux charpentes dont les axes forment un angle ; sa face supérieure est souvent délardée en V, chaque coté de la rigole étant ainsi dans le plan du pan de toiture correspondant.
  2. couvert : La noue est l’ouvrage d’étanchéité d’un angle rentrant, ou chaque pièce d’angle composant cette étanchéité ; les techniques diffèrent selon le type de matériaux de couverture : le tableau ci après résume et illustre les principales.
Nourrice:n.f.

Portion de canalisation de fort diamètre (ou parfois sphérique)dans laquelle débouche une canalisation d’alimentation en fluide, et d’où partent les branchements de distribution, par exemple vers les salles d’eau d’une habitation, vers les logements d’un immeuble, ou vers les différents planchers chauffants d’un logement (V. Ill). On parle aussi de distributeur dans ce sens.

Oeuvre: n.f.
  1. Ouvrage, construction, fabrique, tâche, etc., et leur résultat concret.

  2. Corps principal d’un bâtiment, par rapport auquel on situe un élément de construction (V.ill).
Ouverture :n.f.

Peut désigner toute baie, tout orifice ou passage traversant de part en part une paroi de maçonnerie extérieure.

Plancher :n.m.

Paroi horizontale constituant le sol d’un étage ; de façon générale, les éléments qui composent un plancher sont :

Selon leur conception, les planchers sont classés en planchers en bois, plancher en béton (armé ou préfabriqué), plancher métallique et planchers mixtes (acier béton, acier bois)

Refend :n.m.

archit : mur porteur intérieur à un bâtiment, en général perpendiculaire à ces façades (refend transversal), ou parfois parallèle à celles-ci (refend longitudinal). Le refend porte de fond (s’appui sur des fondations) comme les façades et pignons, et peut servir d’adossement aux cheminées et aux conduits de fumée ; le percement ou l’élargissement d’ouvertures dans le refend requiert autant de précautions que dans une façade.

Regard:

Caisson cubique ou cylindrique préfabriqué ou maçonné dans le sol, fermé par un tampon amovible, par lequel on accède aux canalisations enterrées pour pouvoir les curer ; on établit un regard de visite à chaque intersection de canalisations, à chaque changement de pente ou de direction, et sous chaque pied de chute. Les regards décanteurs servent à retenir les matières solides. Les regards siphoïdes (V.ill) placés avant le branchement aux égouts évitent la remontée des odeurs. Certains regards permettent l’accès à un panier de prélèvements d’effluents (pour contrôle), à un compteur, à un robinet d’arrêt ou de vidange, etc. Souvent préfabriqué en béton, ainsi que leurs rehausses (V.ill), les regards sont aussi parfois en fonte, fibre ciment (norme NF P 16-305 ) ou en matière plastique.

Relevage: n.m

Le relevage des eaux consiste à reporter des eaux à un niveau superieur, par exemple pour franchir un obstacle, ou accéder à un branchement du réseau d’évacuation situé plus eau que les eaux à évacuer. On utilise des pompes de relevage, des aéro-éjecteurs, des hydros-éjecteurs, des vis d’Archimède, etc. Pour des quantités d’eau importantes, on construit une station de relevage.

Réseau unitaire:n.m.

Urban : (pl) désignent l’ensemble des installations aériennes ou souterraines de distribution aux usagers de l’eau, du gaz, de l’électricité, du téléphone (depuis leur pont de production, de stockage ou de traitement jusqu’aux branchements des usagers), et de collecte et d’évacuation des eaux pluviales, et des eaux usées.

Les réseaux de distribution du gaz, de l’eau, etc. sont soit ramifiés (établis en patte d’oie), soit maillés (établis en boucle de canalisation permettant, en cas de travaux sur un tronçon, de n’interrompre que localement la fourniture du fluide (V.ill).

Remontée capillaire:n.f.

La remonté capillaire est l’infiltration ascendante, par capillarité, à la base des murs dont le pied est au contact d’un terrain humide ; on y fait obstacle par une coupure de capillarité, barrière étanche disposée dans l’épaisseur du mur, au dessous du niveau du plancher bas.

Tampon:n.m.

Dalle ou plaque amovible, circulaire ou carrée, avec laquelle on obture l’orifice d’un regard, d’une bouche d’égout d’un puisard, d’une fosse septique, d’un trou d’homme, d’une trappe de visite, d’un tabernacle, etc. Le tampon hermétique est celui dont la feuillure d’emboîtement est garnie d’un joint compressible, obturant l’orifice de façon étanche.

Toiture terrasse:n.f

Une toiture terrasse et son étanchéité se composent de :

  1. un élément porteur, rigide, résistant et stable ; en cas de doute sur la parfaite stabilité du sol, et dans les zones à écarts de température importants, il est souhaitable de rapporter sur le plancher support en béton une dalle flottante, forme mince(6à8cm) en béton armé, réalisée en indépendance de la maçonnerie (dur lit sable ou sur panneaux isolants imputrescibles et non compressibles).
  2. une forme de pente, qui guide l’écoulement des eaux pluviales, vers les orifices d’évacuation ; ce peut être une forme adhérente au béton de gravillons dont la surface est dressée et talochée en une chape régulière à faible retrait ; ou encore, de façon plus aléatoire et parfois source de désordres, une forme isolante en mortier et granulats légers (béton cellulaire , pouzzolane, argile expansée, ponce, verre cellulaire, perlite, etc.)
  3. un support d’étanchéité : de plus en plus souvent, l’étanchéité isolants rigides et peu compressibles qui assurent l’isolation thermique de la paroi ; ils peuvent être, entre autres en mousse de verre, en mousse plastique alvéolaire, an laine minérale imprégnée de résines, ou en matières végétales (fibragglos, aggloméré de fibres de bois, liège aggloméré).
  4. l’étanchéité proprement dite. On peut distinguer cinq techniques principales dont le choix dépend surtout de la pente et des contraintes mécaniques prévisibles ; pour les détails, on se reportera au D.T.U.
      • étanchéité en asphalte coulé, étalé en deux couches successives (l’une de 2 à 5 mm, puis une seconde sablée de 3 à 15mm), par épandage à chaud ; ce procédé est bien adapté aux pentes de 0 à 3 % ; des formules spéciales, en 3 couches avec incorporation d’armature (voile de verre) et gravillonnage de surface sont destinées aux terrasses circulables et aux rampes de parkings.-
      • multicouches bitume, constitué de lés superposés de chapes manufacturées de bitume armé et /ou de feutre bitumé. Ces matériaux sont contrecollés en place avec un enduit d’application à chaud, ou avec un ciment volcanique. Les lés peuvent être disposés à lits croisés, à lits décalés ou à lits successifs. Selon la pente du toit, la pose des complexes d’étanchéité peut être faite en indépendance, en semi indépendance, ou en adhérence.-
      • multicouche en bitume élastomère armé, variante du précédent constituée de matériaux manufacturés en lés de bitume chargé de résines élastomères, et armés de toile ou voile de verre ou de polyester ; ce complexe, plus léger, est particulièrement adapté aux pentes de 5 à 15% sur toitures non accessibles. On peut l’associer à une isolation thermique colées sur écran pare vapeur.-
      • monocouche sans bitume, constitué de matériaux minces manufacturés en lés, à base de résines élastomères ou de plastomères la mise en œuvre fait appel à diverses techniques de soudure des recouvrements et bordures des nappes, par dissolution, vulcanisation, fusion par chauffage, etc.
      • système d’étanchéité liquide constitué de matériaux à base de résines polymères mis en œuvre en couches successives, soit par projection, soit par application, ou rouleau ou à la raclette.
  5. une protection, destinée à réduire ou à amortir les effets du soleil et les effets mécaniques de la pluie battante, de la grêle et du passage piétonnier on distingue :

l’autoprotection, les protections rapportées dites protection lourdes

Les ouvrages particuliers ; les émergences, pénétrations et reliefs les seuils les joints de gros œuvre, les entrées d’eau d’évacuation font l’objet de travaux particuliers de jonction avec la surface courante d’étanchéité : relevés, habillages en plomb, pontages, etc. La grande diversité de cas ne permet pas d’en faire ici la description détaillée.

Une toiture jardin désigne toute terrasse destinée à recevoir une couche de terre végétale et des plantations de végétaux ; son étanchéité comporte souvent une feuille anti-racines.

Vents dominants:n.m

Désignent la situation des façades, vitrages et toitures au vent, c’est à dire face aux vents les plus fréquents dans le site concerné. Les parties opposées sont dites sous le vent.

Ventilation VMC:n.f

Ce dispositif s’est développé surtout à la suite de l’arrêté su 24 mars 1982, visant à réduire la consommation d’énergie des logements tout en préservant le confort et l’hygiène des locaux, par une ventilation minimum et permanente. Dans la VMC à simple flux, l’air frais est introduit dans les pièces principales (séjour, chambres) par des bouches d’entrée d’air à débit réglable, ouvrant en principe au dessus des baies (menuiseries extérieures à étanchéité améliorée). Le flux d’air introduit circule vers les pièces de service des orifices dans les cloisons permettant la circulation même si les portes intérieures, relativement étanches, sont fermées. L’air, peu à peu chargé d’humidité, fumées, poussières, est extrait en plafond des locaux de service par l’aspiration d’un ventilateur dont le fonctionnement est asservi à une régulation, de débit : celle-ci corrige les variations aléatoires de la ventilation naturelle. Un dispositif à échangeur peut permettre de récupérer la chaleur acquise par l’air extrait, afin de réchauffer l’air frais extérieur avant de l’insuffler dans les locaux par un autre ventilateur : c’est le système de VMC dit double flux.

Volige: n.f.(autref.Volice, ou Volisse)

Planche légère de sapin ou de peuplier, d’environ 1,2, 1,8 ou 2,6cm d’épaisseur ou de 10,5cm de largeur, utilisé en couverture pour composer des platelages jointifs : les voliges, clouées horizontalement sur les chevrons, servent à fixer les couvertures en ardoises, bardeau, feuilles métalliques, etc.

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